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Puis vint l'idée
tenace que le bijou était un accessoire purement féminin,
réduisant l'homme "bijouté" à
une "créature ambiguë". Le bijou masculin
relevait quasiment de la provocation !
De nos jours, porter un bijou n'est plus l'apanage de marginaux
mais d'hommes soucieux de leur image, citadins, actifs, ne renonçant
pas pour autant à leur masculinité. On est loin
des rustres tolérant à peine une alliance, hurlant
d'effroi devant le moindre bracelet.
Fini les bijoux
en forme de clous ou de rondelles pour rappeler aux hommes qu'ils
sont mâles avant tout.
De la fantaisie pour les plus ouverts, des lignes sobres plus
classiques pour les autres. Ils portent surtout des bracelets
puis des bagues, et même des pendentifs. On quitte le bijou
purement utilitaire (montre, boutons de manchettes...). Ouf!
Du coup les marques
se lancent sur le marché avec entre autres des bijoux
mixtes ou des parures de couples. On observe des femmes ravies
de pouvoir offrir des bijoux à leurs amoureux.
On a vu dans les années 60 des bijou-cravates (créations
contemporaines de bijoux avant-gardistes) qu'on risque de voir
prochainement réapparaître.
Des matériaux
précieux et surtout résistants sont utilisés,
dans un mélange de luxe et de technologie (écho
des boulons et des rondelles?) : argent, acier, alu, titane,
fibre de carbone...
Si le bijou reste un emblème identitaire, l'identité
même des hommes change. Ils s'approprient les idées
de séduction, de mode. Pour le plus grand plaisir des
femmes...
CR
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